Une violence qui ne connaît plus de frontières
Le harcèlement scolaire n’est pas une simple dispute entre élèves. C’est une violence répétée, souvent invisible, qui cumule agressions physiques, verbales et psychologiques : insultes, moqueries, humiliations avec pour seul objectif de blesser et de nuire. Avec l’essor des réseaux sociaux et des nouvelles technologies, cette violence a franchi les murs des établissements scolaires pour s’installer dans les chambres, les téléphones, les nuits des jeunes. Le cyberharcèlement est devenu une réalité quotidienne dont les conséquences peuvent être graves, durables et parfois irréversibles.
Un engagement régional fort et unanime
Conscients de l’urgence, les élus régionaux ont adopté à l’unanimité, lors de la séance plénière du 22 juin 2023, un plan régional ambitieux de lutte contre le harcèlement et les violences scolaires. Ce plan prévoit notamment :
- la mise en place d’un groupe de travail associant le CESER, les départements, les rectorats, la DRAAF, les fédérations des établissements privés sous contrat et les représentants des familles ;
- l’organisation d’Assises régionales contre le harcèlement scolaire, en lien avec les jeunes élus des conseils régionaux et départementaux ;
- des actions de sensibilisation et de formation des agents des collectivités, sur la base du volontariat ;
- une journée d’action lors de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, assortie d’un prix récompensant les initiatives les plus emblématiques ;
- une large campagne de communication dans les trains TER et les transports interurbains et scolaires de la région.
Un dispositif permanent pour plus de souplesse et de qualité
Tirant les leçons de l’expérience, la Région fait évoluer ses modalités d’intervention. Elle abandonne le fonctionnement antérieur sous forme d’appels à projets — par nature ponctuels et contraignants — pour adopter un dispositif permanent, ouvert tout au long de l’année scolaire. L’objectif : gagner en souplesse, encourager les initiatives continues et contribuer à une montée en qualité des projets portés par les établissements.
Ce dispositif s’inscrit en complément des actions déjà menées par l’Éducation Nationale et par la Région dans le cadre de l’ENT.
Qui peut en bénéficier et pour quels projets ?
Sont éligibles tous les lycées publics et privés sous contrat d’association avec l’État de la région Hauts-de-France.
Les projets soutenus doivent impliquer activement les lycéens et mobiliser l’ensemble de la communauté éducative autour de la lutte contre le harcèlement, à l’occasion de la Journée nationale qui y est consacrée et tout au long de l’année scolaire. La participation au concours académique « Non au harcèlement » est notamment valorisée. Chaque établissement ne peut déposer qu’un seul projet par année scolaire, et celui-ci doit s’inscrire dans le projet global de l’établissement.
À noter : la subvention régionale accordée dans ce cadre n’est pas cumulable avec d’autres dispositifs régionaux.
Quelles dépenses sont prises en charge ?
Les dépenses éligibles couvrent :
- les frais de transport et de déplacement des élèves dans le cadre du projet ;
- la rémunération d’intervenants ou de structures bénéficiant d’un agrément de l’Éducation Nationale, non subventionnés par la Région dans un autre cadre ;
- les petites fournitures.
Ne sont en revanche pas éligibles les dépenses déjà subventionnées par la Région, les rémunérations de personnels enseignants, ni les dépenses d’investissement.
Les dépenses sont prises en compte à compter du 1ᵉʳ septembre de l’année scolaire de réalisation du projet.
Comment constituer son dossier ?
Les établissements souhaitant bénéficier du dispositif devront soumettre un dossier comprenant :
- un descriptif du projet et des actions envisagées ;
- un budget prévisionnel faisant apparaître le montant de la subvention régionale sollicitée et les autres sources de financement mobilisées.
En instaurant ce dispositif permanent, la Région Hauts-de-France envoie un message clair à toute la communauté éducative : la lutte contre le harcèlement scolaire n’est pas une priorité d’un jour — c’est un engagement de chaque instant.
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