Avec Zoé Landy Baillie, une vie à 100 à l’heure aux États-Unis

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Âgée de 21 ans, Zoé Landy Baillie vit son rêve américain : lauréate d’une bourse d’études Fulbright, la native de Grande-Synthe (59) s’épanouit aux États-Unis. Rencontre avec une jeune fille des Hauts-de-France pleine de vie, et d’envie.

« Jamais, dans mes rêves de petite fille, je n’aurais pu imaginer vivre une telle expérience. » Déjà un semestre passé aux États-Unis, dans l’état du Maryland, et Zoé reste toujours émerveillée par ce qu’elle vit depuis plusieurs mois. Détentrice d’une bourse de mobilité Fullbright, la native des Hauts-de-France vit une expérience hors du commun à Saint-Mary’s College of Maryland, à une heure de la capitale Washington DC. Campus XXL, échanges avec les étudiants venus des quatre coins du monde, voyages et road trips de l’autre côté de l’Atlantique… Zoé vit son chapitre américain à 100 à l’heure !

« Je suis bien consciente de vivre quelque chose d’exceptionnel, aussi j’essaie d’en profiter à fond, glisse-t-elle, avec un habituel sourire sur les lèvres. Depuis toute petite, je suis passionnée par les langues et dès mes années collège, je souhaitais voyager à l’étranger. Mais alors, pouvoir combiner études, premières expériences professionnelles et séjour linguistique, c’est quasiment inespéré ! C’est une vraie chance, que je suis fière d’être allée chercher. »

Fulbright : un sésame vers une formation à l’étranger

Comment Zoé a-t-elle pu atterrir dans l’État du Maryland, à 6 000 km de son lieu de naissance, pour compléter son parcours de formation ? Réponse : grâce au programme Fulbright, créé pour favoriser la collaboration franco-américaine à travers les échanges de talent et de savoir. Concrètement, ce système de bourse permet à des jeunes de s’envoler vers les États-Unis dans le cadre de leurs études et de découvrir la culture américaine, tout en participant à la promotion de la francophonie. Mais ce sésame, véritable « game changer » dans la vie d’un lauréat, est soumis à de nombreuses conditions, très sélectives.

« Pendant mes années de licence à l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) à Boulogne-sur-Mer, j’ai exposé à ma professeure de langues et civilisations étrangères mes envies d’ailleurs, de découvrir d’autres cultures, continue-t-elle. Et c’est elle qui m’a proposé de postuler à une bourse Fulbright, qui est attribuée sur la base du mérite. » Zoé se lance alors pleinement dans son projet de mobilité internationale. Différentes étapes, indispensables à l’émission de la demande, se succèdent : le montage d’un dossier conséquent, reprenant le niveau et la qualité des études effectuées, l’intérêt du projet d’études aux États-Unis, les motivations et la personnalité du candidat ; le passage devant un jury de sélection pour une épreuve et en anglais. « Le dossier de demande de bourse Fulbright demande deux mois de travail assez intense, en marge des études. J’ai d’abord été sur liste d’attente, et je n’y croyais plus trop, confie Zoé. Quand j’ai appris que j’étais sélectionnée, je n’en revenais pas ! »

Les Hauts-de-France et le Maryland, un partenariat efficace

Si Zoé s’épanouit aujourd’hui au Maryland, elle profite aussi de relations diplomatiques très fortes entre la Région et le Maryland. En octobre 2025, un accord de coopération a ainsi été renouvelé, ouvrant une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux territoires avec la multiplication d’opportunités d’échanges, le développement de projets économiques et culturels…

Aujourd’hui, l’étudiante des Hauts-de-France fait partie de la vingtaine de jeunes français triés sur le volet qui se voient proposer par la Commission franco-américaine Fulbright France, en partenariat avec l’Institute of International Education, un poste d’assistant de langue française aux Etats-Unis. Au cours de la semaine, elle anime donc des ateliers de discussion avec des élèves qui veulent découvrir le français, puis des cours plus approfondis avec des jeunes qui pratiquent déjà la langue de Molière.

« Sur le campus, je multiplie les rencontres, j’améliore mon niveau d’anglais, je profite d’un bouillon de culture unique. Mais j’ai surtout gagné en maturité, en autonomie et en confiance en moi. J’ai hâte de retourner en France, pour retrouver l’ambiance de mon pays, ma famille et mes amis. Et ensuite je souhaite continuer de construire mon avenir professionnel, qui passera par la préparation d’un Master. Le projet que j’avais présenté devant la commission de sélection Fulbright n’a finalement pas évolué, conclut Zoé. Je veux continuer à me former, à monter en compétences, pour espérer devenir à terme professeure de français à l’international. » Le chemin de Zoé, qui l’a déjà mené des Hauts-de-France au Maryland, semble tout tracé.



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Région Hauts-de-France